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Espace juridique

Le licenciement pour motif économique

Les conséquences de la réforme



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La Loi du 3 janvier 2003 avait suspendu pour 18 mois, puis pour 6 mois supplémentaires (Loi du 30 juin 2004), la plupart des dispositions issues de la Loi de Modernisation Sociale (LMS) (voir notre article « les licenciements économiques, abrogation de la LMS et conséquences ») en matière de licenciement économique.
Elle avait encouragé les partenaires sociaux à déterminer des règles en la matière par la négociation interprofessionnelle. Aucun accord national interprofessionnel n'ayant pu être conclu, le gouvernement a élaboré un projet de loi qui abroge des dispositions suspendues de la Loi du 17 janvier 2002 et leur substitue de nouvelles dispositions.
L'avant projet de Loi contenait des dispositions extrêmement préjudiciables pour les salariés, avec notamment l'élargissement de la définition du licenciement économique à la notion de « sauvegarde de la compétitivité » ; la détermination de l'ordre du jour du Comité d'Entreprise (CE) par l'employeur seul (président du CE) à défaut d'accord ; la contestation sur le respect de la procédure de licenciement ou sur les accords de méthode se prescrit par 6 mois, la réintégration des salariés licenciés en cas de nullité du Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) est subordonnée à l'accord de l'employeur.
Face à un tollé syndical largement justifié, le gouvernement a revu sa copie et est revenu sur certaines de ces dispositions. Le projet de Loi ainsi modifié est devenu le « volet emploi » de la Loi de cohésion sociale (18 janvier 2005).
Mais en pratique, quels sont les impacts de la Loi de 2005 sur la législation en matière de licenciement économique.

Quelle est la définition légale du motif économique ?

Constitue un licenciement économique, celui qui est effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié, résultant : (article L.321-1 du Code du Travail).
-d'une suppression ou d'une transformation d'emploi ;-ou d'une modification refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail ; consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des mutations technologiques.

A partir de quel seuil un Plan de Sauvegarde de l'Emploi doit-il être élaboré ?

Abandon de la jurisprudence Framatome - Majorette (Cass. Soc 03/12/1996) qui prévoyait qu'un PSE devait être élaboré lorsque l'employeur proposait à au moins 10 salariés une modification de leur contrat de travail pour motif économique.
Aujourd'hui, l'élaboration d'un PSE s'impose lorsqu'au moins 10 salariés ont refusé la modification d'un élément essentiel de leur contrat de travail et que leur licenciement est envisagé (L.321-1-3 du Code du Travail).
Ainsi, on ne tient pas compte pour le seuil de déclenchement d'un PSE des salariés qui ont accepté la modification de leur contrat de travail. L'employeur pourra plus facilement échapper à cette obligation légale et les droits des salariés s'en trouvent par conséquent réduits.

En cas de nullité du licenciement, quand un salarié peut-il être réintégré ?

Jusqu'à présent, lorsque le licenciement était jugé nul, le tribunal ordonnait, à la demande du salarié, sa réintégration. Cette décision était exécutoire de plein droit (jurisprudence Samaritaine, Cass. Soc 13/02/1997).
Désormais, la réintégration n'est plus de droit. Ainsi, lorsque le salarié demande sa réintégration, le juge peut prendre en considération la réalité matérielle de la situation pour rendre sa décision. Dès lors, il peut refuser la réintégration si celle-ci est devenue impossible en raison notamment de la fermeture de l'établissement ou du site ou de l'absence d'emploi disponible pour permettre la réintégration.
Le salarié non réintégré obtiendra une indemnité au moins égale aux salaires des 12 derniers mois (article L.122-14-4 al 1er du Code du Travail).

Qu'est ce que la Convention de reclassement personnalisé ?

Une convention de reclassement personnalisé est créée au profit des salariés dont le licenciement économique est envisagé par des entreprises de moins de 1000 salariés ou les entreprises visées par une procédure collective pour favoriser leur reclassement externe. Le dispositif remplace le PARE anticipé ou Pré-PARE.
Rappelons que pour les entreprises ou groupes de plus de 1000 salariés, ils restent tenus de proposer un congé de reclassement (article L.321-4-3 du Code du Travail).
Une convention de reclassement personnalisé permet au salarié de bénéficier après la rupture de son contrat de travail, d'actions de soutien psychologique, d'orientation, d'accompagnement, d'évaluation des compétences professionnelles et de formation et ceci afin de favoriser son reclassement.
Dès que le salarié accepte la convention de reclassement proposée par son employeur, son contrat de travail est rompu par accord des parties, il ne s'agit donc pas d'un licenciement. Le salarié bénéficie, par dérogation, de l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement (a priori économique), mais ne peut effectuer ni son préavis, ni percevoir l'indemnité compensatrice correspondante.
Le statut du salarié va donc changer, il est considéré comme un stagiaire de la formation professionnelle et perçoit une allocation spécifique versée par les ASSEDIC.
Indiquons que les actions de la convention peuvent être mises en ouvre et financées par l'utilisation du reliquat de droits que le salarié a acquis à la date de la rupture de son contrat de travail, au titre du DIF. La durée des droits correspondant à ce reliquat est doublée.
Rappelons enfin que les modalités (statut du salarié, indemnisations, mesures d'accompagnement et mode de financement...) de la convention de reclassement personnalisé doivent être convenues avec les partenaires sociaux dans le cadre d'une négociation.

Dans quel délai le salarié peut-il agir ?

L'article L.321-16 du Code du Travail encadre plus strictement les délais des actions en contestation des licenciements.
Ainsi, le salarié qui conteste individuellement la régularité ou la validité du licenciement peut agir dans un délai de 12 mois à compter de la notification du licenciement. Le délai largement écourté ne sera opposable au salarié que s'il en est fait mention dans la lettre de licenciement. Il appartient à l'employeur d'adapter la rédaction de la lettre de licenciement. A défaut, le salarié aura intérêt à agir pendant 5 ans (action relative aux salaires ou sommes afférentes aux salaires) ou 30 ans.

23/03/2005

Retraites : Le choix de la solidarité

L'année 2008 s'annonce décisive pour l'avenir de nos retraites. La question des réformes pour sauvegarder nos régimes par répartition reste posée. Mais accepter le principe d'une réforme ne signifie pas devoir partager son contenu, surtout quand le bilan des réformes précédentes n'a pas permis un retour à l'équilibre des comptes malgré les sacrifices imposés aux salariés.

[lire l'intégralité de l'édito]

Représentativité syndicale : Pourquoi FO ne signe pas

Force Ouvrière ne signera pas la position dite commune sur la représentativité syndicale concoctée entre le patronat et quelques syndicats.
Si FO était d'accord pour actualiser et réviser de manière régulière la représentativité des syndicats pour tenir compte de l'évolution de leur influence, ce n'était pas pour échanger de nouvelles règles du jeu contre un recul des droits des salariés, des droits syndicaux et de la démocratie.

[Pour en savoir plus]

Agenda

  • du 30 juin au 4 juillet 2008
    Conférence mondiale du Conseil international d'action sociale
    [ Pour en savoir plus ]
  • 4 juin 2008
    Salon des 10 000 emplois
    [ Pour en savoir plus ]
  • 3 juin 2008
    Salon européen de recrutement de l'ingénieur
    [ Pour en savoir plus ]
  • 29 mai 2008
    Forum national "Parcours professionnels : construire son itinéraire à tout âge"
    [ Pour en savoir plus ]
  • 28 avril 2008
    Colloque Diversités & Performances « Tous divers dans la cité »
    [ Pour en savoir plus ]

La revue de presse

Le tracteur, espèce en voie d'extinction
Sur les routes qui traversent les paysages dsertiques du Rajasthan, les chameaux, qui ne tombent jamais en panne et, surtout, ne consomment pas d'essence, n'ont jamais t aussi nombreux. Avec la hausse du prix de l'essence : rouler en tracteur est devenu un luxe.
[ pour en savoir plus ]

Développement durable > Une image écolo pour Nature et Découvertes, Google et Yves Rocher
Comment l'opinion publique juge-t-elle la prise en compte des questions environnementales par les grandes marques ? Nettemen...
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Une semaine marquée par la hausse des taux européens
A la une de l'actualité cette semaine, la hausse d'un quart de point du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) alors que l'inflation a atteint un nouveau sommet en juin. La baisse continue des places boursières, le nouveau record du pétrole, le début de la présidence française de l'Union européenne et l'abandon de l'offre de France Télécom sur TeliaSonera ont également fait les gros titres.
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Gilles Babinet *: "L'industrie de la publicité est à son tour attaquée par Internet"
- * Président d'Eyeka, ancien président de Musiwave   -
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Agenda - Salon Paramédical
Paris - 18 septembre 2008 Un secteur pourvoyeur d'emplois...
[ pour en savoir plus ]

Rachat de RTT : Peu d'entreprises y ont recours

L' enquête menée par l 'Acoss ( L'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale ) analyse l'impact de la loi du 8 février 2008 qui permet aux entreprises de racheter à leurs salariés des jours de RTT ou de monétiser les jours stockés sur les comptes épargne temps. D'après les premiers résultats, la loi n'a pas conduit les employeurs à proposer plus souvent aux salariés de renoncer à leurs jours de réduction du temps de travail.

[Télécharger l'étude]


Rapport sur les risques psychosociaux

La préconisation principale de ce rapport remis le 12 mars à Xavier Bertrand est la mise en place d'un baromètre officiel pour mesurer le stress des salariés en France. Ce rapport, bien qu'abordant une problématique importante des conditions de travail n'apporte pas de préconisations révolutionnaires sur le thème de la santé psychique au travail.

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Stress au travail

Jeudi 10 avril 2008 se tenait à Chambéry une conférence sur le stress au travail, et plus particulièrement le stress des cadres. Eric Peres nous livre ici ses réflexions à la fin de la conférence.
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