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Accueil  >  Espace juridique  >  Lois et réglementations  >  Le licenciement pour motif économique
Espace juridique

Le licenciement pour motif économique

Les conséquences de la réforme (suite)



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Les négociations des entreprises

Les entreprises ou groupes d'au moins 300 salariés et les entreprises ou groupes de dimension communautaire comportant au moins un établissement ou une entreprise de 150 salariés en France se voient imposer une obligation de négocier tous les 3 ans. Elle s'ajoute à la négociation annuelle obligatoire et doit avoir lieu en même temps que celle sur les conditions d'accès et de maintien dans l'emploi des salariés âgés et de leur accès à la formation professionnelle.
La négociation porte obligatoirement sur :
-les modalités d'information et de consultation du Comité d'Entreprise (CE) sur la stratégie de l'entreprise et ses effets prévisibles sur l'emploi et les salaires.
-la mise en place d'un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, ainsi que des mesures d'accompagnement susceptibles de lui être associées (formation, Validation des Acquis de l'Expérience (VAE), bilan de compétences, accompagnement de la mobilité professionnelle et géographique des salariés).
-la négociation peut également porter sur le contenu des accords de méthode dans les matières prévues à l'article L320-3 du CT.
Si un accord de groupe est conclu sur les thèmes inclus dans le champ de la négociation triennale, les entreprises comprises dans le périmètre de cet accord sont dispensées de la négociation d'entreprise.

La revitalisation des bassins d'emploi

Les entreprises qui procèdent à des licenciements économiques devront désormais contribuer à des mesures de revitalisation de leur bassin d'emploi. On distingue pour les mesures à mettre en place l'effectif de l'entreprise.
Ainsi, les entreprises comptant 1000 salariés et plus, ainsi que celles visées par la législation sur les comités d'entreprise européens ou les comités de groupe, qui procèdent à un licenciement collectif affectant par son ampleur, l'équilibre du ou des bassins d'emplois dans lesquels elles sont implantées, sont tenues de contribuer financièrement à la création d'activités et au développement des emplois. Elles doivent également atténuer les effets du licenciement ainsi envisagé sur les autres entreprises (le plus souvent les sous-traitants) dans le ou les bassins d'emploi.
Une convention doit être conclue entre l'entreprise et le préfet dans un délai de 6 mois à compter de la notification du projet de licenciement collectif à l'autorité administrative. Elle fixe la nature, les modalités de financement et de mise en ouvre des actions. Elle tient compte des actions de même nature éventuellement prévue par le PSE.
La convention n'est cependant pas nécessaire lorsqu'un accord collectif de groupe, d'entreprise ou d'établissement prévoit des actions de même nature, assorties d'engagements financiers au moins égaux à la contribution légale.
Le montant de la contribution des entreprises doit être au moins égal à deux fois la valeur mensuelle du SMIC par emploi supprimé. Toutefois, un montant inférieur peut être fixé lorsque l'entreprise est dans l'incapacité d'assurer la charge de cette contribution.
A défaut de convention ou d'accord collectif, les entreprises versent au Trésor public une contribution égale au double du montant prévu.
Les entreprises comptant entre 50 et moins de 1000 salariés, ont un dispositif légal allégé. Ainsi, le préfet peut prescrire le cas échéant une étude d'impact social et territorial, ensuite il définit d'un commun accord avec l'entreprise, les modalités selon lesquelles celle-ci prend part à des actions qui permettent de développer des activités nouvelles et d'atténuer les effets de la restructurations sur les autres entreprises dans le ou les bassins d'emplois. Est tenu compte notamment de la situation financière de l'entreprise et du nombre d'emplois supprimés.

Les accords de méthode

Mis en place à titre expérimental par la Loi du 3 janvier 2003, ils sont pérennisés par la Loi de 2005.
Ainsi, les entreprises, dotées d'un CE, dans lesquelles il est projeté un licenciement économique d'au moins 10 salariés sur une même période de 30 jours, peuvent conclure des accords d'entreprise, des accords de groupe ou des accords de branche. Il faut préciser que les accords peuvent être conclus à chaud, c'est-à-dire au moment de la procédure, ou à froid, en dehors de toute procédure. Ils constituent donc des dérogations à la législation.
Les accords de méthode fixent les conditions de l'information et de la consultation du CE. Ainsi, plus particulièrement, ils fixent les conditions dans lesquelles le CE :
-est réuni et informé de la situation économique et financière de l'entreprise,
-peut formuler des propositions alternatives au projet économique à l'origine d'une restructuration ayant des incidences sur l'emploi
-et obtenir une réponse motivée de l'employeur à ses propositions.
Les accords de méthode peuvent désormais organiser la mise en ouvre d'actions de mobilité professionnelle et géographique au sein de l'entreprise ou du groupe.
Ils peuvent enfin, déterminer les conditions dans lesquelles l'élaboration d'un PSE peut faire l'objet d'un accord et anticiper le contenu de celui-ci.
En revanche, les accords de méthode ne peuvent déroger à certaines dispositions, avec notamment :
-le principe selon lequel un licenciement ne peut être prononcé qu'en l'absence de reclassement interne possible.
-les règles définissant les obligations générales de l'employeur, envisageant un licenciement économique, en matière d'informations qui sont à porter à la connaissance des IRP.
-les dispositions définissant les règles fondamentales de la consultation du CE.
-les règles applicables aux licenciements prononcés en cas de procédure collective.
Les accords de méthode sont régis par les règles de droit commun de la négociation collective posées par la Loi du 4 mai 2004 (majorité d'engagement ou droit d'opposition). Un accord de méthode peut être contesté, à peine d'irrecevabilité, dans un délai de 3 mois à compter du dépôt de l'accord à la Direction départementale du travail et de l'emploi.
Le délai de contestation est porté à 12 mois lorsque l'accord de méthode détermine ou anticipe le contenu d'un PSE.
Ce délai se substitue au délai de droit commun de 5 ans posé par l'article 1304 du Code civil (action en nullité).

Dans quels délais peut-on agir ?

Pour les contestations relatives à la procédure de consultation du CE, les demandes en référé doivent être introduites, à peine d'irrecevabilité, dans un délai de 15 jours suivant chacune des réunions du CE.
Pour les contestations relatives à la régularité ou à la validité du licenciement, les demandes doivent être introduites dans un délai de 12 mois à compter de la dernière réunion du CE.

07/03/2005

Retraites : Le choix de la solidarité

L'année 2008 s'annonce décisive pour l'avenir de nos retraites. La question des réformes pour sauvegarder nos régimes par répartition reste posée. Mais accepter le principe d'une réforme ne signifie pas devoir partager son contenu, surtout quand le bilan des réformes précédentes n'a pas permis un retour à l'équilibre des comptes malgré les sacrifices imposés aux salariés.

[lire l'intégralité de l'édito]

Représentativité syndicale : Pourquoi FO ne signe pas

Force Ouvrière ne signera pas la position dite commune sur la représentativité syndicale concoctée entre le patronat et quelques syndicats.
Si FO était d'accord pour actualiser et réviser de manière régulière la représentativité des syndicats pour tenir compte de l'évolution de leur influence, ce n'était pas pour échanger de nouvelles règles du jeu contre un recul des droits des salariés, des droits syndicaux et de la démocratie.

[Pour en savoir plus]

Agenda

La revue de presse

Grande inquiétude sur les marchés face aux suites de la crise financière
Après la chute du CAC 40 hier et le recul du Dow Jones à Wall Street, la Bourse de Tokyo recule, au plus bas depuis un mois. Le secteur financier est plus que jamais sur la sellette. Goldman Sachs revoit en forte baisse les prévisions de bénéfices de cinq grandes banques américaines.
[ pour en savoir plus ]

Les points de passage vers Gaza fermés après un tir de roquette
Si le tir n'a fait ni victime, ni dégât, il apparaît comme une violation de la trêve signée en juin et jusqu'ici globalement respectée.
[ pour en savoir plus ]

Conjoncture > Recul de la croissance européenne au deuxième trimestre
La croissance européenne est négative au second trimestre 2008, selon les estimations de l'Office statistique des Communauté...
[ pour en savoir plus ]

Web - Postes chez Isobar
>Isobar est une agence de communication interactive et intégrée. Filiale du Groupe Aegis Media, elle est présente dans 32 pays.Elle recherche,...
[ pour en savoir plus ]

La formation émancipe les salariés, surtout les meilleurs
- Aujourd'hui un salarié connaît quatre employeurs en moyenne au cours de sa carrière. L'ancienneté plafonne à huit ans, et 61 0es salariés ont déjà changé une fois de métier. Ce qui se profilait depuis dix ans dans le discours des recruteurs est désormais une réalité sur le terrain : " La période où les Français envisageaient leur vie professionnelle comme un long fleuve tranquille, au sein de la même entreprise voire avec le même métier, est révolue ", résument les spécialistes de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), résultats de ce sondage à l'appui (1). Les moyennes cachent, cependant, de fortes disparités. Que l'on soit qualifié ou non, en CDI ou en CDD, homme ou femme, dans une grande entreprise ou bien une PME, les changements d'entreprise, de métier, de secteur seront plus ou moins aisés et, surtout, plus ou moins subis. Mobilité, employabilité... égalité ? Il reste encore beaucoup à faire même si quelques entreprises s'efforcent de pallier les manques des politiques publiques.    -
[ pour en savoir plus ]

Rachat de RTT : Peu d'entreprises y ont recours

L' enquête menée par l 'Acoss ( L'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale ) analyse l'impact de la loi du 8 février 2008 qui permet aux entreprises de racheter à leurs salariés des jours de RTT ou de monétiser les jours stockés sur les comptes épargne temps. D'après les premiers résultats, la loi n'a pas conduit les employeurs à proposer plus souvent aux salariés de renoncer à leurs jours de réduction du temps de travail.

[Télécharger l'étude]


Rapport sur les risques psychosociaux

La préconisation principale de ce rapport remis le 12 mars à Xavier Bertrand est la mise en place d'un baromètre officiel pour mesurer le stress des salariés en France. Ce rapport, bien qu'abordant une problématique importante des conditions de travail n'apporte pas de préconisations révolutionnaires sur le thème de la santé psychique au travail.

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Stress au travail

Jeudi 10 avril 2008 se tenait à Chambéry une conférence sur le stress au travail, et plus particulièrement le stress des cadres. Eric Peres nous livre ici ses réflexions à la fin de la conférence.
[Voir la vidéo]


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Ce site d'information, conçu à l'initiative de FO-Cadres, est dédié à tous les salariés qui souhaitent mieux connaître les prud'hommes et faire respecter leurs droits.

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