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Accueil  >  Dossiers thématiques  >  Santé au travail  >  Souffrance au travail : il est plus que temps d'agir
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Souffrance au travail : il est plus que temps d'agir


22/04/2009
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Un sondage Ifop révèlent que les cadres broient du noir depuis la crise. Ce constat certes important, ne doit pourtant pas occulter les autres causes, plus profondes et plus durables, qui influent sur le moral des cadres depuis quelques années. Car depuis 2006, 75% salariés français déclarent être concernés par le stress et, selon la Sofres, 75% des cadres qui ont une charge de travail excessive disent qu'elle est permanente pendant l'année.

Stress et anxiété définissent le travail des salariés aujourd'hui

Une étude sur la santé au travail menée pendant deux ans par un réseau de médecins du travail dresse un portait accablant des risques psychosociaux provoqués par le travail. D'après les résultats provisoires de cette enquête, 37% des femmes et 24% des hommes souffrent d'un mal-être profond. Un mal-être qui se caractérise par de l'anxiété, des symptômes dépressifs, des troubles du sommeil et des relations sociales.

Les résultats révèlent que ces troubles de santé sont avant tout liés à l'organisation du travail et au mode de management. En effet, des horaires de travail atypique, une faible latitude décisionnelle ou un faible soutien social sont selon eux des facteurs de risques psychosociaux. De plus, certains secteurs génèrent beaucoup plus de troubles de santé que d'autres. Ainsi, sans surprise, les secteurs banquiers et financiers sont ceux qui concentrent la part la plus élevée de salariés manifestant des symptômes « dépressifs ou anxieux ». Une étude de l'IFAS avait déjà montré que chaque entreprise possède des populations « sur stressées » qui lui est propre. Plus les rythmes de travail sont cadencés et plus le nombre de salariés « sur-stressés » augmente.

Concernant les cadres, ils ne sont pas en reste. 70% d'entre eux sont surexposés à un facteur aggravant de risques psychosociaux : la forte demande psychologique (Fig. 1). Le fait de devoir se « surinvestir » au travail ou encore d'accomplir des tâches contraire à leur conscience professionnelle serait ainsi une des causes principales de stress chez les cadres.

Manque de reconnaissance : principal mal-être au travail

La souffrance au travail survient lorsqu'un individu n'a pas les ressources nécessaires pour mener à bien ses fonctions. Mais cette souffrance survient aussi lorsque les efforts entretenus ne sont pas considérés à leur juste valeur. Toujours d'après l'étude menée par les médecins du travail les salariés qui ressentent un décalage entre leur investissement au travail et la reconnaissance de celui-ci sont presque trois fois plus nombreux à ressentir un stress accru. Les entreprises s'attachent tant aux résultats qu'elles se sont totalement désintéressées du travail effectif des cadres. Les efforts fournis ne sont mesurés qu'à l'aune des tableaux de bords et autre reporting qu'ils remplissent quotidiennement.

Cette mesure virtuelle du travail efface totalement la dimension humaine de l'investissement au travail. Pourtant, dans le même temps, il est demandé aux cadres de faire preuve d'un engagement fort vis à vis de l'entreprise. Ce décalage entre leur fort investissement et la faible reconnaissance de la part des employeurs a des effets dévastateurs sur le monde du travail.

Le désengagement croissant des cadres : une conséquence inéluctable de la souffrance au travail

Les cadres sont aujourd'hui frappés d'un mal-être profond qui entraine un désengagement croissant de leur part. De plus en plus fréquemment, on voit des cadres refuser une promotion ou une prise de responsabilité afin d'éviter un stress et des pressions trop fortes. On note aussi beaucoup plus de démission et de reconversions brutales par manque de reconnaissance ou par perte de sens et de valeurs au travail. Les cadres font preuve d'une méfiance généralisée envers les discours managériaux.

Un modèle managérial en désuétude

Le management par la pression a donc atteint ses limites. Depuis toujours, le patronat prétend que cette pression est nécessaire pour maintenir la compétitivité du pays jusqu'à ce que les conditions économiques globales soient plus favorables. Aujourd'hui, les conditions économiques ne se sont pas améliorées et se sont plutôt dégradées. Aussi, la crise risque d'être un prétexte pour renforcer ce modèle managérial qui s'est révélé jusqu'à présent contre-productif.

Pourtant, on constate déjà, dans la métallurgie notamment, une volonté de renforcer ce modèle. Par exemple, au nom de la solidarité, les cadres et les ingénieurs de Renault seront dès 2009 obligés de renoncer à une partie de leur jours de RTT afin d'indemniser le chômage partiel du personnel de production. Cette initiative, qui s'accompagne d'une faible participation financière de l'entreprise, aura surtout le mérite de faire travailler les cadres encore plus, tout en gagnant moins. Encore une fois, il est demandé aux cadres de s'engager fortement pour l'entreprise tout en acceptant une dégradation sans fin de leur salaire et de leurs conditions de travail.

En temps de crise il est plus qu'urgent de garder la confiance des salariés

Face à l'ampleur de la crise, les employeurs mettent tout en oeuvre pour restaurer la confiance des actionnaires. Mais il devraient employer tout autant d'énéregie pour rassurer les salariés en général et les cadres en particulier.

Les cadres sont censés être au coeur du processus d'innovation et de décision. Leur engagement professionnel ne pourra pas se faire éternellement sans contreparties et au prix d'une pression toujours grandissante. Un salaire en adéquation avec la qualité de leur travail est donc une première étape indispensable. De même, les entreprises doivent une fois pour toute prendre en compte l'équilibre entre vies privée et professionnelle.

Même si l'on ne raisonne qu'en terme de coûts, l'usure psychique et le désengagement des cadres engendrés par le stress et la pression font perdre beaucoup plus d'argent aux employeurs que si ceux-ci avaient mis en place une réelle politique d'allègement du temps de travail. Le stress au travail est tout de même responsable de 50% à 60% de l'absentéisme au travail et de 30% des arrêts maladies ( OMS 2007 ). Il coûtent entre 0,8 et 1,6 milliards d'euros par an.

Biométrie et fichage

Intervention d'Eric PERES, Secrétaire Général de FO-Cadres, lors du colloque "Vie privée, vie publique au travail : faux C.E. mais vrais débats" organisé par l'Isoc.



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Crise
place aux jeunes !


La transformation du travail a contribué à l'allongement moyen de la durée de la vie et de la vie active. Mais cette révolution est payée d'une précarité qui n'a pas de précédent où les plus fragiles qui se trouvent aux deux extrémités de la carrière professionnelle sont les plus cruellement frappés. Cela se traduit par un chômage massif qui ampute les carrières des milliers de salariés « seniors » jetés à un moment où le taux d'emploi des 55/64 ans, autour des 38,9%, continue sa chute.


[lire l'intégralité de l'édito]

Stages
Les revendications de FO aboutissent !

Dans le cadre du projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, les sénateurs ont adopté un amendement qui prévoit la gratification des stages de plus de deux mois et interdit les stages hors cursus ; deux des principales revendications que FO-Cadres a défendu au sein du comité STAPRO et auprès des parlementaires.

[En savoir plus]

Agenda

La revue de presse

Vancouver : la malédiction canadienne n'est pas encore levée
Marie Dorin, médaillée de bronze en biathlon, s'extasie : "C'est trop bien." Les athlètes canadiens ne sont pas tout à fait d'accord.
[ pour en savoir plus ]

"Pour vous réinventer, étonnez-vous ". 
- A trop se connaître, on devient trop prévisible, on s'ennuie et la créativité est bridée, constate Florence Lautrédou dans sa pratique quotidienne de coach. Or nombre de cadres, vers la quarantaine, sont attirés par des chemins aux antipodes de ce qu'ils sont (ou pensent être!), remarque-t-elle... -
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ressources-humaines > 14 % des candidatures refusées à cause d'informations trouvées sur le net
En France, 14 % des spécialistes du recrutement disent avoir déjà refusé un candidat à cause d'informations trouvées sur Int...
[ pour en savoir plus ]

Conflits au travail : Les cadres vont de plus en plus devant les prud'hommes

Une étude menée par FO-Cadres révèle que les conflits individuels du travail dans la section Encadrement ont augmenté de 78% en 20 ans. Avec 25 472 ouvertures de dossiers, ils ont représenté pas moins de 16% des affaires nouvelles en 2006.

[Voir les résultats de l'étude]

Rapport sur les risques psychosociaux

La préconisation principale de ce rapport remis le 12 mars à Xavier Bertrand est la mise en place d'un baromètre officiel pour mesurer le stress des salariés en France. Ce rapport, bien qu'abordant une problématique importante des conditions de travail n'apporte pas de préconisations révolutionnaires sur le thème de la santé psychique au travail.

[En savoir plus]

Guide du salarié Cadre

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Pour répondre au mieux aux besoins d'informations et d'expertise juridiques des cadres, FO-Cadres a élaboré le guide du salarié Cadre.
Pour commander votre guide :
contact@fo-cadres.fr



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Retraite complémentaire

Agirc et Arrco
Nouvelles valeurs des points de retraite

Nouveaux salaires de référence

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Les valeurs des points de retraite de l'Agirc et de l'Arrco sont augmentés de 0,86 % en moyenne sur l'année 2010, soit une revalorisation de 0,72 % à effet du 1er avril 2010.
Elles sont portées :
- pour l'Agirc à 0,4216 euros,
- pour l'Arrco à 1,1884 euros.
Les conseils d'administration ont également augmenté les salaires de référence, ou prix d'achat du point de retraite de l'Agirc et de l'Arrco, de 1,3 % pour 2010, soit un montant :
- pour l'Agirc de 5,0249 euros,
- pour l'Arrco de 14,4047 euros.



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65% des français soutiennent la journée de mobilisation du 23 mars

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D'après le dernier sondage du CSA-l'Humanité,la majorité des français font plus confiance aux organisations syndicale qu'au gouvernement pour conduire la réforme des retraites. Par ailleurs, 6 français sur 10 veulent garder leur droit de retraite à 60 ans.





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Elections CE à GRAS SAVOYE

FO devient la 1ère organisation

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Avec 26,26% des voix, les candidats FO ont été élus à une bonne majorité. En 2008, FO avait obtenu 22,12% des voix et était la 2ème organisation. La progression est donc importante. Dans le collège cadres, FO a également obtenu la majorité des voix (25,51%).