Salaire des cadres : des évolutions contrastées en 2008
25/01/2010
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Selon la dernière étude de l'Apec, 51% des cadres ont été augmenté en 2008. On constate ainsi que cette proportion est plus importante que l'année précédente : en 2007, seuls 46% des cadres l'avaient été. Ces augmentations sont essentiellement dues à des mesures individuelles pour 40% des cadres contre 37% en 2007. Les augmentations collectives n'ont quant à elle concerné que 21% d'entre eux, ce qui est à peu près équivalent à 2007.
D'après l'Apec, cette évolution à la hausse des augmentations salariales s'explique principalement par l'inflation. En effet, beaucoup d'entreprise ont pratiqué un rattrapage des salaires en élargissant le nombre de cadres concernés par les mesures d'augmentations individuelles. Ainsi, l'augmentation affichée du salaire des cadres est en réalité un ajustement pour éviter que celui-ci évolue moins vite que le coût de la vie.
Le montant des augmentations, qu'elles soient individuelles ou collectives, n'est pas très élevé : la moitié des cadres a reçu une augmentation inférieure ou égale à 4%. Concernant le montant médian des augmentations collectives, il n'est que de 2%.
En s'attachant plus particulièrement aux cadres qui ont une part variable dans leur rémunération, on constate que 21% des cadres ont vu cette part variable évoluer à la baisse.
Le salaire médian des cadres n'a d'ailleurs pas évolué, il est toujours de 45 keuros. La moitié des cadres perçoit un salaire annuel brut fixe inférieur à ce montant et l'autre moitié un salaire supérieur. La dispersion des salaires reste très importante puisque 80% des salaires sont compris dans une fourchette de 32 à 76 keuros.
61% des cadres se déclarent tout de même satisfaits de leur rémunération. Mais la satisfaction des cadres face à leur salaire est toute relative. Lorsqu'on leur demande si leur rémunération est cohérente par rapport à leurs responsabilités ou leur implication au travail, 51% répondent non. On voit ainsi que les cadres considèrent que leur salaire est correct au regard des pratiques du marché et de leur entreprise. En revanche, la majorité d'entre eux estiment que leur implication au travail n'est pas reconnue à sa juste valeur.
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