Salaire : La moitié des cadres n'a pas été augmentée en 2007
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Une récente étude de l'Apec met en évidence les principales évolutions du salaire des cadres en poste. Cette étude apporte aussi un éclairage sur le niveau de satisfaction des cadres par rapport à leur rémunération.
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Un cadre sur deux en poste a perdu du pouvoir d'achat en 2007
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Selon la dernière enquête Apec, le salaire médian des cadres est de 45 keuros. La moitié des cadres perçoit un salaire annuel brut fixe inférieur à ce montant et l'autre moitié un salaire supérieur. Les disparités au sein de la catégorie cadre reste très importantes : 80% des cadres sont compris dans une fourchette de salaire allant de 31 à 77 keuros.

Seuls 46% des cadres déclarent que leur rémunération totale annuelle a augmenté en 2007. Ainsi, dans un contexte d'augmentation du coût de la vie, plus de la moitié des cadres a perdu du pouvoir d'achat.
L'augmentation du salaire des cadres provient essentiellement des augmentations individuelles
Parmi les cadres qui ont été augmentés en 2007, 8 sur 10 ont bénéficié d'une augmentation individuelle et 4 sur 10 ont été augmentés suite à une mesure collective. 1 cadre sur 4 a bénéficié conjointement de l'une et l'autre de ces mesures.

L'individualisation des salaires, fondée sur l'atteinte d'objectifs individuels quantitatifs et qualitatifs, détient donc une place prépondérante dans les pratiques de rémunération des entreprises. En 2007, la moitié des augmentations individuelles a été supérieure à 4 %. Les augmentations collectives ont quant à elles été comprises entre 1 et 4 %, avec une augmentation médiane de 2 %.
Les cadres recrutés après une période de chômage sont moins bien rémunérées
En 2007, 208 200 recrutements externes ont été réalisés par des entreprises du secteur privé. Parmi les cadres recrutés, 60 % sont passés directement d'une entreprise à une autre alors que 40 % ont changé d'entreprise avec une période de chômage entre les deux postes.
La part des cadres dont la rémunération a augmenté entre le poste actuel et le précédent poste est de 64 % pour ceux qui sont passés directement d'une entreprise à une autre, et de 33 % pour ceux qui ont connu une période de chômage entre ces deux postes.

Plus encore, Parmi ceux qui étaient au chômage, la part des cadres dont la rémunération a augmenté diminue fortement au fur et à mesure que le délai entre la fin de l'emploi précédent et le début du nouvel emploi augmente.
47% des cadres ne sont pas satisfaits de leur rémunération
Près de 4 cadres sur 10 estiment que leur rémunération est « peu satisfaisante », 10 % la qualifiant même de « pas satisfaisante du tout ».
Dans le même temps, moins d'un tiers des cadres en poste juge ses perspectives d'évolution de
rémunération « intéressantes », voire très « intéressantes ». Et près d'1 cadre sur 5 les jugent « pas
du tout intéressantes.

Sous couvert de vouloir développer des outils de fidélisation ou de satisfaction, les politiques de rémunération en vigueur dans les entreprises sont génératrices d'insatisfaction et d'inégalités
Aujourd'hui, les augmentations de rémunération dont bénéficient les cadres couvrent à peine l'inflation. On comprend dès lors pourquoi ils sont de moins en moins fidèles et solidaires de leur entreprise. Perpétuellement à l'écoute du marché, les cadres n'hésitent pas à partir dès qu'une meilleur offre de rémunération se présente.
Il est plus qu'urgent d'ouvrir de véritables négociations de garanties collectives définissant les modalités de la politique salariale, y compris l'individualisation, afin de réduire les disparités salariales et de renforcer le rôle et place de l'encadrement dans l'entreprise.
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