Assurance chômage : Non aux emplois au rabais
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A l'heure où le retour à une croissance forte et durable ne devrait amener comme seule question que la répartition des fruits de la croissance au profit des salariés et des chômeurs, voilà que le MEDEF entreprend à nouveau un vaste projet de précarisation du salariat.
L'UNEDIC, un régime asuranciel
Les négociations sur la réforme de l'assurance chômage et l'attitude du MEDEF ont confirmé les craintes que la "refondation sociale" ne soit rien d'autre que la régression sociale. La détermination des syndicats non signataires ( FO, CGT, CGC ) et le refus du Gouvernement de valider la nouvelle convention UNEDIC, ont l'élan des signataires ( MEDEF, CFDT, CFTC ). Leur volonté de transformer l'assurance chômage échoue.
En refusant toute compromission dans la signature d'un tel accord qui vise à plus de précarité, FO dit " Non " à la régression sociale et à la logique de " punition " des salariés privés d'emplois, dont 40% seulement, sont indemnisés par l'UNEDIC.
Cadres et ingénieurs ne sont plus à l'abri de la précarisation de l'emploi ni du chômage. Le PARE ( Plan d'Aide de Retour à l'Emploi ) les vise aussi au même titre que les autres salariés. Quel que soit la position sociale que l'on occupe dans la division du travail salarié, nul ne saurait accepter un emploi au rabais. Il ne saurait de même accepter que son refus appelle à des sanctions comme envisagées dans de tels cas: lettre de rappel la première fois, puis baisse de 20% de l'indemnité versée la deuxième fois; ensuite suspension et enfin suppression de l'allocation.
FO-Cadres opposée à toutes formes de coercition, rappelle que l'UNEDIC est un système assuranciel paritaire qui vise à couvrir les salariés conte les risques de la perte de leur emploi et qu'il ne serait être confisqué pour servir les options libérales du MEDEF.Naturellement le principe d'un accompagnement personnalisé ne saurait être remis en cause à la triple condition: qu'il soit de l'initiative du salarié, qu'aucune sanction n'accompagne la vertu préventive de l'aide et que la puissance publique assure le respect absolu des principes républicains. Si l'idée d'aider au mieux et individuellement le salarié privé d'emploi à retrouver un emploi est une démarche bonne en soi, il ne saurait être question de placer sur sa tête une épée de Damoclès s'il n'obtempère à des injonctions qui ne figuraient pas dans le contrat de travail.